Des Enfants à Beyrouth ont besoin de vous

Je Parraine un Enfant

Grâce à votre parrainage (déductible de vos impôts à hauteur de 66%),
vous participez à la scolarité d’un enfant de Nabaa.

Vous serez régulièrement informé(e) de son évolution par les assistantes sociales et par l’enfant lui-même.

 

Le Parrainage et la Scolarité

  • Aucune école n’est gratuite au Liban, et les coûts de la scolarité sont démesurés par rapport aux revenus des familles de ce quartier.
  • Chaque année, LIBAMI accorde des aides scolaires à certaines familles, pour les aider à prendre en charge, même partiellement, les frais d’inscription et de fournitures scolaires.
  • De la même manière, les familles sont suivies par les assistantes sociales, qui négocient également, avec les écoles, les frais de scolarisation afin de bénéficier de «tarif de groupe».
  • Sans ce minimum d’aide, on peut considérer que tous ces enfants seraient dans la rue, au lieu d’aller à l’école.
  • Pour cela, cette action permanente est d’une redoutable efficacité.

Témoignages des parrains

Comment avez-vous connu LIBAMI ?

J’ai connu LIBAMI en 2008 par un membre de l’association qui m’avait lancé une perche que j’ai saisi au vol parce que j’ai beaucoup apprécié le fait qu’on parraine mais qu’on puisse suivre les enfants et que ce ne soit pas un parrainage « virtuel  J’avais trouvé la démarche riche.

Nous sommes allés à un repas d’assemblée générale que vous aviez organisé et cela a été un déclic qui m’a conforté dans ce projet et voilà on a parrainé dans un premier temps Paul Kevork avec qui on a eu des liens pendant une dizaine d’année et on a pris le relai avec son frère Agor qui est maintenant un adolescent. Ce qui pour moi donne du sens c’est de pouvoir créer des liens.

Pouvez-vous nous parler des liens que vous avez créés avec vos filleuls et LIBAMI ?

Ces liens existent avec les enfants, leur famille, les assistantes sociales. Il y a tout un environnement qui se met en place autour d’eux pour les aider à avancer,  à devenir des adultes avec un projet de vie un peu moins compliqué.

Ces liens sans que cela résolve tous leurs problèmes de vie   leur apporte un réel soutien et même si nous sommes  très loin les enfants savent qu’il y a quelqu’un quelque part qui peut, si besoin  leur apporter un soutien moral et financier bien sûr, mais aussi grâce à des attentions  de petits cadeaux pour leur montrer qu’au-delà du soutien scolaire il y a autre chose.

Pouvez-vous nous parler de ce volet extra-scolaire ?*

Je pense qu’il est important que les enfants sachent qu’il y a autour d’eux des personnes qui pensent à eux par des gestes d’affection, des attentions  qui peuvent les aider à avoir un peu  de ludique et puis de l’affection tout simplement,  et a pouvoir penser la vie un tout petit peu autrement

Avez-vous pu échanger avec votre filleul ? Avez-vous eu un vrai retour de sa part, ou de sa famille

Toujours.

Grâce à LIBAMI,  à l’assistante sociale et aux deux retours écrits annuels des enfants, nous avons toujours maintenu un lien par des dessins, par un petit mot, parfois complété par des mails de l’assistante sociale, Nadine,  bien précis bien personnalisé qui mettent en lumière la réalité du vécu des enfants.

On est tout à fait en lien avec les familles et l’enfant, ce n’est pas de l’abstrait on est dans le concret de leur quotidien et de leur problématique et je trouve que c’est important

Merci Pascale pour votre témoignage.

Pascale LOUP

Témoignages des enfants de Libami

Je m’appelle Perla Beyrouzi, j’ai 21 ans, issue d’une famille composée de 3 enfants et mes deux parents. Je suis étudiante en physiothérapie à l’université, actuellement, comme tout le monde, on poursuit nos études en ligne.
Durant ce Carême bénit, je n’oublie jamais de remercier les soldats secrets dans ma vie : Libami qui m’a tenu la main durant toute mon enfance et mes chers parrains à travers Libami Cholet, M et Mme Grimaud, qui m’ont accompagné sans cesse pour devenir ce que je suis, merci du cœur.
Comme vous le savez, partout au monde et au Liban, la situation s’aggrave de jour en jour surtout au niveau économique. La réalité est dure, la dignité de l’homme au Liban souffre, mais les gens n’arrête jamais de croire en Dieu, n’arrête jamais de prier.
Mon père est au chômage depuis plusieurs mois, ma mère malade incapable de bouger. Ce que nous mangeons c’est des aides que Libami nous donne, nos repas consistent en céréales cuites et pommes de terre. Tout a renchéri, les prix sont catastrophiques sur le marché.
Malgré les difficultés dans laquelle ma famille passe, le rythme de la vie et le stress qui vient de partout, quand 18heures arrive, nous sommes rassemblés autour de Jesus et la Sainte Vierge, pour prier et faire le Chapelet, nous croyons que seul l’amour et la grâce de Dieu nous bénit et nous protège du futur, de l’inconnu.
Je remercie Dieu que ma famille a connu cette association.

Perle BEYROUZI

Je m’appelle Céline Melki, j’ai 15ans, je travaille très bien à l’école. Cela fait plusieurs années que je suis à Libami, ma seconde famille. Je participe aux activités et Libami m’a soutenu au point de vue affectif et financier dans mes études grâce à eux je continue mes études dans mon école.
Mon père est décédé depuis 2ans et je suis très affectée par sa mort. Je remercie ma famille Libami car elle ne m’a pas laissé seule. Elle est toujours près de moi.

Céline MELKI

Je suis Mira, une fille qui a grandi avec deux familles : celle biologique et Libami. Dès qu’on était petites, mes sœurs et moi, Libami était à notre côté, nous supportant à poursuivre nos études. Et me voilà aujourd’hui, réalisant mon rêve, étudier l’architecture d’intérieur.
Je suis inscrite au projet des universitaires, je reçois de Libami un budget pour le transport.
De plus, je travaille comme éducatrice à Libami, aidant les petits dans leurs études scolaires.
Espérant qu’un jour viendra où je pourrais contribuer encore plus à Libami.

Mira

Témoignages des assistantes sociales de Libami

Ma mission est d’accompagner des personnes démunies mais depuis 1 an ½ mon vécu d’assistante sociale a changé.

Il y a 18 ans, j’étais jeune pour comprendre ce qu’est la réalité et le vécu de l’être humain et ses droits dans mon pays développé. Quelques années avant, j’étais encore d’une maturité primaire à découvrir le secret de l’unité familiale, l’interaction de ses membres et l’amour de la vie qui régnait entre les gens. Malheureusement de nos jours, avec mon expérience tout au long de ces années auprès des gens et surtout auprès des habitants des Nabaa, je crains d’accepter d’être vivante dans un pays dans lequel l’être humain souffre de sa dignité volée, souffre d’être privé de ses rêves aujourd’hui massacrés et souffre de voir ses enfants qui meurent de faim.

La vie des familles libanaises a soudainement été bouleversée : les prix des besoins de base ont incroyablement augmenté, les parents au chômage, les bébés sans lait, les enfants sans pain et la famille dans la rue ne pouvant plus payer son loyer. En plus de cela vint s’installer le Covid-19, ce fantôme pénètre dans toutes les maisons et le peuple est incapable d’assurer son traitement ou d’aller à l’hôpital submergé de malades et de morts… cette image ou plutôt ce cauchemar sur lequel on a ouvert les yeux il y a un an et demi a paralysé mon pays et a écrasé le quotidien des familles libanaises.

Mais, heureusement, malgré toute cette amertume et les catastrophes qui soufflèrent sur le pays, la foi des familles Libami n’a pas été influencée. Cette croyance intouchable qui brille à travers le visage des mamans venant au local et surtout le sourire innocent des enfants nous reflètent l’espoir. L’importance de la prière dans nos familles existe depuis toujours et restera à jamais. Nous sommes tous unis et nous sommes sûrs qu’avec le bon Dieu nous sommes sauvés âme et corps.

Diana ARAMOUNY