Bonjour aux amis de Libami
Ma visite à LIBAMI lors de mon séjour au Liban après 2 ans sans pouvoir m’y rendre, était très
attendue par l’équipe, particulièrement en cette année chahutée.
Comme d’habitude, je suis arrivée avec une valise pleine de courriers d’une trentaine de parrains,
très généreux, et cette fois ci j’ai apporté 20 kilos de médicaments qui tombaient à pic vu le
manque …
Malgré le masque qui couvre leurs visages, j’ai vu des yeux et têtes très marqués, déprimés et
résignés, au vu la situation très grave que traverse le pays
Après un tour d’horizon des points importants sur le parrainage, le chocolat et surtout la nouvelle
action lait, l’équipe souligne qu’elle est très sensible à notre engagement.
Une longue discussion nous a permis de conclure qu’une action semblable à celle déjà menée, avec
l’achat sur place du lait en poudre.(confirmation d’approvisionnement possible localement, mais à
quel prix !)
Arrive le moment que j’apprécie beaucoup, partager un café avec un encas, et là les masques
tombent , et les langues se délient.
Présidente et assistantes sociales sont très reconnaissantes de notre soutien et confirment à nouveau,
que sans le soutien de Cholet , Libami Beyrouth et les 500 familles seraient dans la rue.
Elles présentent à toute l’équipe en France leurs remerciements très chaleureux, notre engagement
et présence à leurs cotés dans ces moments très difficiles sont précieux.
Et les histoires défilent ….l’explosion du 4 Aout, chacune racontant là où elle se trouvait et ce qu’elle
a perdu dans l’explosion. Et surtout le nombre des blessés, 4000 avec de lourdes séquelles et
handicaps qui les privent d’une vie normale.
La situation économique qui leur tombe dessus vient compléter le sale tableau inimaginable, leur
vie de tous les jours est devenue un cauchemar et un enfer……
Pour illustrer tout cela, l’exemple d’une de nos assistantes. Elle vivait préalablement correctement
avec son mari et ses 2 enfants et se retrouve dans la misère.
Son mari à la suite de la situation sanitaire a perdu son emploi (chauffeur de car scolaire) et de son
coté, son salaire se trouve divisé par dix avec la dévaluation et le coût de la vie qui ne cesse de
s’envoler.
Suite à cet exemple, on peut imaginer le sort de nos modestes familles qui déjà étaient en grande
difficultés avant tous ces évènements…
Je peux développer davantage mes ressentis si vous me le demandez
Belle vie à vous
Oussama
juin 2021